Fidel Castro : « Je n’ai jamais raté un match l’Algérie »




Le « Líder Máximo » comme il est surnommé a fêté hier soir en grande pompe son 90ème anniversaire, et envoie un message fort concernant les rumeurs sur son état de santé. Nous n’avons tenu pour rien au monde à rater cet évènement, c’est pourquoi nous avons profité de l’exemption de visa pour les algériens pour nous rendre à Cuba, et avoir la chance de poser quelques questions à Fidel Castro.

M. Castro, bonjour, vous avez 90 ans aujourd’hui et toujours la forme !
Bonjour, en effet, d’ailleurs je tiens à vous dire que je suis ravi de m’adresser à des journalistes algériens, car … (il nous montre l’écusson sur sa veste de survêtement).

Woah, incroyable ! C’est le survêtement de l’Équipe Nationale !
Ça vous étonne hein ! Sachez que je suis un grand supporter de votre équipe, à Cuba vos joueurs sont de véritables héros !

Sérieusement ?
Oui, je suis tombé amoureux de cette équipe en 1982 lors de la Coupe du Monde en Espagne, les Madjer, Belloumi et compagnie pratiquaient un jeu flamboyant. Depuis ce jour, je n’ai raté aucun match de l’Algérie, cela fait plus de 30 ans désormais.

On savait que vous étiez un grand amateur de survêtements, personne ne les porte aussi bien que vous si ce n’est Rabah Saâdane. Comment vous êtes-vous procuré celui-ci ?
Je l’avais acheté dans un magasin de sports à La Havane à l’occasion de la CAN 2013. Une grosse déception d’ailleurs, surtout cette défaite terrible contre la Tunisie …

Pourquoi ne pas avoir enfilé celui de la dernière collection ?
J’ai rompu mon contrat avec Adidas. Quand j’ai vu qu’ils ont refourgué un maillot provisoire pour l’EN pour nous pondre un maillot porté par un gardien brésilien, j’étais très énervé. C’était ma manière de protester, j’ai donc décidé d’opter pour le concurrent, Puma.

Que pensez-vous du tirage des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2018 ?
Un groupe très relevé, mais l’Algérie doit assumer son statut de meilleur équipe africaine. Nous avons des joueurs de très grande qualité, comme Mahrez, Slimani, ou Raïs Mbolhi, même s’il a joué chez l’ennemi impérialiste. On pardonne.

Outre le football, vous avez historiquement eu d’excellentes relations diplomatiques avec notre pays. Est-ce toujours le cas actuellement ?
L’Algérie a été un soutien de poids dans notre lutte, nous avons une histoire commune. Nous avons moins d’échanges depuis la fin de l’époque soviétique, mais de temps en temps j’appelle le Président Bouteflika pour avoir de ses nouvelles. Mais nos conversations sont souvent brèves, et se résument souvent à des grommellements incompréhensibles.

Pensez-vous qu’il battra votre record à la tête de l’État (environ 49 ans) ? 
Il en est encore loin, mais qui sait pourquoi pas ! Que Dieu lui accorde la santé jusqu’à 110 ans.

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour 2017 ?
Une victoire à la CAN.




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