Les clubs européens vont bannir les algériens de leurs pages Facebook




Cette fois, trop c’est trop. Les clubs européens, en partenariat avec l’UEFA et Facebook, ont décidé d’agir afin de stopper l’épidémie. À compter du 1er août, les pages Facebook des clubs dans lesquels évoluent des joueurs de l’Équipe Nationale seront inaccessibles en Algérie, et nul besoin d’utiliser un VPN : l’algorithme de cryptage sera tellement puissant qu’il redirigera automatiquement les internautes vers la page « dinosaure » de leur navigateur.

Cette mesure a été prise suite à des débordements fréquents, notamment sur les pages de Leicester City, mais également FC Porto ou récemment West Ham. Mais la goutte qui a fait déborder le vasque a eu lieu hier, lorsque Carl Medjani s’est engagé avec Leganes, promu en Liga.

La présidente du club, María Victoria Pavón, a déclaré, affolée, que « la page du club a explosé hier soir. Nous sommes passés de 8000 à 20000 abonnés en 3 heures à peine ! La folie ».

Elle ajoute : « Au départ, j’ai cru qu’il s’agissait d’un piratage d’un groupe islamiste. Il y avait plein de messages écrits en arabe, et d’autres en caractères latin mais dans une langue incompréhensible, avec des 3 et des 7 en plein milieu des lettres. J’ai alerté la police, qui m’a rassuré en me disant qu’il s’agissait simplement de supporters algériens, et qu’ils avaient déjà eu affaire à cela sur le Facebook de Valencia CF notamment ».

Du côté de Leicester, on est plutôt mitigé sur l’arrivée massive d’algériens sur la page du club. Sur 6 millions de « fans » au total, ils représenteraient entre 25 et 50% de ce chiffre, ce qui fait du Champion d’Angleterre un des clubs de football les plus suivis au monde. « Le problème », explique le responsable médias des Foxes, « c’est que lorsque nos vrais supporters, les anglais, veulent commenter l’une de nos publications pour donner leur avis sur le match, ils se retrouvent au milieu d’une horde d’algériens qui écrivent en arabe, à tel point qu’on se croirait dans un café de Bab el oued ».

C’est la première fois qu’une telle décision est prise, preuve de l’ampleur du phénomène. La prochaine étape ? L’UEFA pourrait se pencher sur le problème des drapeaux algériens dans les stades.




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