Les binationaux devront subir un caillassage de bus pour prouver qu’ils ont bien du sang algérien




Avec une équipe constituée aux trois quarts par des joueurs nés à l’étranger, l’Équipe d’Algérie possède une particularité unique au monde. Depuis la réforme FIFA de 2009, la majorité des joueurs ayant été appelés chez El Khadra sont nés et ont été formés en France, au grand dam de la DTN française, qui n’aura réussi depuis cette date qu’à conserver un seul de ses éléments franco-algériens, Nabil Fekir.

Mais malgré l’apport non négligeable de ses joueurs formés en France, l’Algérie est parfois cible de moqueries, à cause de sa formation défaillante et de sa dépendance vis à vis des jeunes « beurs » comme on les appelle là-bas chez nous, au point d’être qualifiée par certains « d’Équipe de France bis ».

Aujourd’hui encore, on fait la cour à des joueurs moyens de Ligue 1 française, les suppliant de rejoindre les rangs de l’Équipe Nationale, malgré leurs hésitations, à l’image d’un Yacine Benzia qui a mis plusieurs mois avant de faire un choix définitif. Si la plupart des « immigrés » sont irréprochables sur le terrain, leur sentiment d’appartenance à la nation algérienne est souvent remise en cause.

Et ça, la FAF en est bien consciente.

C’est pourquoi à partir de dorénavant, en plus des performances sportives, des tests seront effectués afin de mesurer le degré d’algérianité des nouveaux venus en sélection. Le test avait déjà été expérimenté en 2009, comme l’explique Mohamed Raouraoua, le président de la Fédération :

« Désormais tous les franco-algériens qui souhaiteront jouer pour l’EN passeront une épreuve supplémentaire : ils devront monter dans un bus prêté par l’ETUSA durant un trajet de 2 km, pendant lequel une bande de jeunes seront invités à les caillasser. Nous avions déjà fait cela avec Lemmouchia, ce fut une belle réussite ».

Ce test permettra non seulement de mesurer leur résistance physique, indispensable en Afrique, mais aussi de récolter quelques centilitres de leur sang. L’échantillon de sang sera ensuite analysé au laboratoire de recherche de Bab Ezzouar, où l’on vérifiera que c’est bien du sang algérien qui coule dans leurs veines.

Les Benzia, Ounas ou encore Farès sont prévenus.




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