Critères techniques : les binationaux devront faire 10 jongles pour être convoqués




C’est un simple tweet du compte officiel de la FAF qui a mis le feu aux poudres et aux foudres : publié le 29 novembre, celui-ci indique que le bureau fédéral prendra désormais en compte deux critères afin de sélectionner un « joueur algérien établi à l’étranger » (comprendre par là, un immigré) : son « engagement inconditionnel en faveur de l’Algérie », et « sa supériorité technique par rapport aux joueurs exerçant en Algérie ».

La question de « l’engagement inconditionnel » a été déjà maintes fois débattue par le passé. Certains joueurs, à l’instar de Sofiane Feghouli, ou encore Anthar Yahia, réputés pour leur attachement à la patrie bien qu’ils soient nés en France (et ont même renoncé à leur nationalité française pour certains), sont montés au créneau afin de dénoncer ces accusations, comme quoi les franco-algériens ne se donneraient pas à fond en sélection, ou bien choisiraient d’opter pour Les Verts uniquement par défaut.
Il est difficile d’estimer le niveau d’engagement des binationaux pour leur pays, si ce n’est leur demander leur carte d’ancien combattant, ou bien leur faire subir un caillassage pour vérifier s’ils ont bien du sang algérien qui coule dans leurs veines.

Mais ce qui a le plus interpellé dans cette déclaration du bureau fédéral, c’est cette nouvelle exigence qui est demandée aux binationaux : la présumée « supériorité technique ». Il est vrai que dans un passé récent, et c’est sans doute toujours le cas aujourd’hui, on se demande encore comment certains joueurs peuvent encore se retrouver en sélection, malgré un niveau parfois jugé médiocre (ceci n’est pas une attaque envers Cadamuro). Mais certains diront que c’est toujours mieux que nos joueurs locaux. Alors comment la FAF déterminera qui est meilleur que qui ?

Nous nous sommes renseignés, et l’un des membres du BF nous a apporté la réponse suivante : « C’est très simple, pour être sélectionné, un joueur algérien établi à l’étranger devra prouver qu’il est au moins 3 fois plus fort qu’un joueur formé en Algérie. Avec la DTN, nous avons mis en place un test qui sera appliqué à toutes les nouvelles recrues du club Algérie : sachant que la plupart des joueurs chez nous ne savent pas aligner 3 jongles, il suffira alors d’en faire 10 de suite pour pouvoir être sélectionné. Un seul rebond sera autorisé ». De quoi rassurer (ou non) les futurs internationaux.




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