À la découverte des artistes arabo-musulmans contemporains




Ils sont les dignes héritiers des plus grands artistes musulmans du Moyen-Âge. Originaires du Maghreb, ils ne sont pourtant pas nés à Damas ou en Andalousie mais à Sarcelles, Clamart ou encore en Alsace. Focus sur quelques esthètes qui font la fierté du monde arabo-musulman, dont le talent s’est exporté en Europe.

Riyad Mahrez
C’est véritablement l’homme du moment. Partout dans le monde entier, son nom est désormais connu et reconnu. Riyad Mahrez est à l’heure actuelle l’incarnation même de l’art islamique. Pourtant son parcours n’a pas été si simple. Né d’un père algérien et d’une mère marocaine, Mahrez a le Maghreb dans le sang. Et cela se ressent balle au pied.

Il commence par exposer ses oeuvre dans de petites villes françaises (Quimper, Le Havre). Bien que son talent soit indéniable, personne ne croit véritablement en lui. Il décide alors de monnayer son art en Angleterre, dans la modeste ville de Leicester. Bien lui en a pris. C’est là-bas qu’il démontrera toute l’étendue de son talent, au point d’être considéré aujourd’hui comme le meilleur dans son domaine dans le Royaume. À tel point que de nouvelles perspectives s’ouvrent à lui désormais : l’Andalousie, la Castille … ou bien la Catalogne ?

Ryad Boudebouz
Un autre Ryad, un autre algérien également. Boudebouz s’est révélé très tôt en France, grâce à un chef d’oeuvre qui marqua les esprits à l’époque :

On l’annonçait alors comme un artiste très prometteur, mais il faut dire que Ryad a beaucoup déçu les amateurs. Sa carrière semble stagner depuis plusieurs années, malgré son déménagement dans le Sud de la France, lieu très prisé par de nombreux artistes contemporains.

Sofiane Boufal
Le marocain de la liste, et également le cadet. Tout comme Mahrez, peu ont cru en lui dans sa jeunesse malgré ses capacités. Ses arabesques ont fini par séduire, et depuis quelques mois c’est à Lille qu’il expose, voire même explose. Parfois pointé du doigt pour son indiscipline, il n’en reste pas moins un talent brut, qui reste à polir pour devenir un Maître.

Hatem Ben Arfa
Il est sans doute le meilleur. Dès son plus jeune âge, il démontrait des prédispositions qui auraient dû faire de lui le meilleur. Mais Ben Arfa s’est brûlé les ailes. Blacklisté en France, c’est en Angleterre qu’il va revivre. Avant de retomber dans les Enfers. Il a souvent été considéré comme un gâchis au vu de son potentiel. Une sorte de génie maudit et incompris, un peu comme Van Gogh. Au fond du trou, sa technique ne s’est pas perdue pour autant. Et c’est sous le Soleil méditerranée qu’il va enfin prouver. Avant de s’envoler vers d’autres cieux, pour de bon ?




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